Édition du dimanche 20 septembre 2026 plus de 250 articles en ligne Chaque recette porte sa date de mise à jour
Proposer une adresse
Carnet d’escaleTABLES & RECETTES DE NOS RÉGIONS Nous écrire

Accueil

/

Le coq au vin de ma grand-mère, la vraie recette d’antan

La recette du coq au vin de grand-mère, sans raccourci : marinade, mijotage lent et astuces transmises. Le guide complet pour réussir ce plat d’antan.

Cocotte en fonte de coq au vin traditionnel avec champignons et petits oignons dans une cuisine rustique
Sommaire

Calculez les quantités pour votre coq au vin

Ajustez les proportions de la recette de grand-mère selon votre nombre de convives.

Quantité de volaille et de vin nécessaires

Temps de lecture estimé : 7 minutes

Points clés à retenir

  • Marinade obligatoire de 24h pour attendrir la viande
  • Vin de qualité correcte, jamais le moins cher du rayon
  • Cuisson lente de 2h à feu doux, sans précipiter
  • Repos d’une nuit avant de réchauffer et servir
  • Version blanche au riesling, plus douce que la rouge

Le coq au vin de ma grand-mère, cette recette qu’on ne bricole pas

La recette du coq au vin de grand-mère n’a rien d’un plat qu’on improvise un mardi soir. J’ai grandi avec ce mijoté qui embaumait la maison dès le samedi matin, et je le prépare encore exactement comme on me l’a appris : sans raccourci, avec du temps devant soi. C’est simple, c’est bon, c’est honnête, et c’est justement ce qui en fait un plat rare aujourd’hui.

Dans les bistrots de route que je visite, ceux qui le proposent encore au menu du jour sont devenus ce genre d’endroit qu’on ne trouve plus facilement. La plupart des cuisines actuelles n’ont plus le temps ni le personnel pour un plat qui demande deux jours de préparation. C’est justement pour ça que je tenais à vous transmettre la version familiale, celle qui ne triche pas.

Coq au vin : les étapes clés : 1. Choix du coq ou poulet fermier, 2. Marinade 24h, 3. Choix du vin, 4. Cuisson lente 2h, 5. Repos d'une nuitOuvrir l’infographie en grand

Le coq au vin résume à lui seul une méthode : marinade longue, cuisson douce, liaison en fin de course. Il figure en bonne place dans le répertoire de la gastronomie française, aux côtés des autres plats mijotés de tradition.

Le choix du coq, ou à défaut d’un bon poulet fermier

Un vrai coq, celui qui a couru et qui a de la chair ferme, pèse autour de 3 kg. Sa viande demande une cuisson longue pour s’attendrir, ce qui est justement tout l’intérêt de la marinade et du mijotage. Si vous n’en trouvez pas chez votre volailler, un gros poulet fermier fait très bien l’affaire.

Pour 6 personnes, comptez un coq (ou poulet fermier) coupé en morceaux, 250 g de lardons fumés, un oignon, deux gousses d’ail et un bouquet garni. Demandez à votre boucher de découper la bête si vous n’êtes pas à l’aise avec ce travail : ça évite bien des dégâts sur les cuisses.

Où trouver un bon coq près de chez vous

Dans les villages que je traverse en Bourgogne, les volaillers de marché vendent encore des coqs de réforme à prix raisonnable. C’est souvent moins cher qu’en grande surface, et la chair a du goût. N’hésitez pas à demander directement au producteur, beaucoup en gardent quelques-uns de côté pour les habitués.

Le vin, l’ingrédient qui fait toute la différence

On me pose souvent la question : quel vin choisir pour un coq au vin traditionnel? La réponse est simple. Prenez un vin que vous accepteriez de boire à table. Si votre bouteille coûte 2,50 €, votre sauce ne sera pas terrible, et ça se sentira dans l’assiette.

Un bourgogne rouge de bonne facture, entre 8 et 15 €, suffit largement. Évitez les vins trop tanniques qui deviendraient amers à la cuisson. Pour la version blanche, un riesling sec fonctionne très bien et donne une sauce plus légère, moins corsée que la version classique.

La marinade, l’étape qu’on ne saute jamais

C’est le vrai secret de cette recette. La veille, mettez les morceaux de coq dans un grand saladier avec l’oignon, les carottes émincées, le vin, le bouquet garni, l’ail coupé en quatre et quelques grains de poivre. Comptez 24 heures de marinade au réfrigérateur, en retournant les morceaux une ou deux fois.

Durant ce temps, l’acidité du vin attendrit progressivement les fibres de la viande. C’est ce qui transforme une chair parfois coriace en morceaux fondants après cuisson. Certaines grands-mères réduisent à 12 heures faute de temps, et le résultat reste correct, mais je préfère toujours la version longue.

Ne salez jamais la viande avant la marinade : le sel resserre les fibres et vous obtiendrez l’effet inverse de celui recherché.

La cuisson, deux heures à feu doux et pas une de plus

Égouttez les morceaux, faites-les dorer dans une cocotte avec un peu de beurre et les lardons. Ajoutez ensuite le vin de la marinade filtré, le bouquet garni, et laissez mijoter à couvert et à feu doux pendant deux heures. En autocuiseur, comptez 45 minutes.

Certaines recettes de famille poussent jusqu’à 3 heures de mijotage, notamment celle transmise par la mère Michèle sur Marmiton. Dans les deux cas, le principe reste le même : une cuisson lente, à petits bouillons, jamais à gros bouillons qui dessécheraient la viande.

Pour visualiser le geste juste sur ce type de mijoté, cette vidéo de Gourmandises TV détaille bien la technique à l’ancienne, de la marinade jusqu’au dressage final.

La garniture qui fait la signature du plat

Petits oignons grelots dorés au beurre et au vinaigre de vin blanc, champignons de Paris coupés en morceaux : voilà ce qui distingue visuellement un vrai coq au vin à l’ancienne d’une simple viande en sauce. Faites-les revenir à part, puis ajoutez-les seulement en fin de cuisson pour qu’ils gardent leur tenue.

Le repos, l’étape que tout le monde oublie

Une fois la cuisson terminée, laissez le plat refroidir dans son jus, puis réchauffez-le le lendemain. Ce repos d’une nuit change tout : les saveurs se posent, la sauce s’épaissit naturellement et la viande finit de s’imprégner. C’est un geste que beaucoup de recettes en ligne oublient de mentionner, alors qu’il fait toute la différence.

Certaines versions familiales préconisent même 12 heures de repos minimum après cuisson, en plus des 12 heures de marinade. Si votre emploi du temps le permet, c’est le meilleur moyen d’obtenir un plat qui a du corps.

Coq au vin rouge ou coq au vin blanc : deux traditions bien distinctes

La version rouge, la plus connue, vient de Bourgogne et se marie avec un vin tannique. La version blanche, moins répandue, utilise souvent un riesling ou un vin d’Alsace et donne un résultat plus doux, presque crémeux une fois la crème fraîche ajoutée en fin de cuisson.

CritèreCoq au vin rougeCoq au vin blanc
Vin conseilléBourgogne rougeRiesling ou vin blanc sec
Couleur de la sauceBrun foncéDoré, plus clair
Ajout de crèmeRareFréquent
Origine régionaleBourgogneAlsace

On ne vient pas ici pour épater la galerie avec l’une ou l’autre version : les deux se valent, selon ce que vous avez sous la main et le vin que vous préférez cuisiner.

Questions fréquentes

La vraie recette du coq au vin blanc ?

Elle suit le même principe que la version rouge, avec un vin blanc sec type riesling à la place du rouge. La sauce, souvent liée à la crème fraîche en fin de cuisson, donne un plat plus doux, moins tannique, très apprécié en Alsace.